mercredi 11 novembre 2009
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les monuments aux morts de la guerre
1914-1918
essai de répertoire hypermédia
Il y aurait 36 000 monuments aux morts érigés après la Première Guerre mondiale dans les communes de France. Leur grande diversité interdit de les qualifier simplement. La distance mentale qui nous sépare des combats et sacrifices de 1914-1919 nécessite, pour les comprendre, de procéder à un inventaire et à une nouvelle vision de ces édifices funéraires nés de la Grande Guerre.
blog créé le 23 septembre 2007
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à la mémoire de
Joseph Renard (1874-1915), mon arrière-grand-père paternel, mort dans l'éboulement d'une tranchée à Allencombe (3 km à l'est de Badonviller, Meurthe-et-Moselle) lors du bombardement de la position le samedi 27 novembre 1915 à 10 heures 30 du matin. De son métier il était jardinier dans une maison bourgeoise à Chitry-les-Mines dans la Nièvre. Chitry, pays de "Poil de carotte", où l'écrivain Jules Renard passa son enfance et dont il fut le maire à partir de 1904... Je ne sais si Jules et Joseph se sont rencontrés... Peut-être... La veuve de Joseph lui survécut 55 annnées puisqu'elle disparut en 1970.
Eugène Poussard (1893-1985), mon grand-père maternel, blessé le 28 février 1915 en Argonne (cote 263) : plaies multiples au nez et à la jambe droite par éclat d'obus ; blessé le 25 décembre 1916 à Haudiomont (Meuse) par éclat d'obus, fracture à l'humérus, paralysie, radial, séton bras droit.
- citation à l'ordre de la 9e Division en date du 24 février 1915, n° 397 1/D : "Ont par leur sang froid et leur énergie arrêté la progression de l'ennemi dans un élément de tranchée et l'en ont chassé à la baïonnette"
- citation à l'ordre du Régiment n° 209 en date du 29 août 1916 : "Le 29 août 1916, pendant un violent bombardement a contribué par sa belle attitude et son sang-froid à repousser l'ennemi à la grenade. A aussitôt rétabli la liaison interrompue par suite du bombardement avec le reste de la section".
Michel Renard
contact
samedi 2 février 2008
Monuments aux morts et «devoir d'histoire» (François Cochet) édité le 31 octobre 2007
Monuments aux morts et
«devoir d'histoire»
François COCHET
Professeur d'histoire contemporaine, université de Metz
La Grande Guerre est-elle compréhensible par le grand public d'aujourd'hui ? Rien n'est moins sûr. Nos contemporains n'acceptent plus les comportements de nos aïeux qui combattirent dans les tranchées de l'Argonne, de Champagne ou de la Somme. Nos générations actuelles, marquées par plusieurs décennies de paix - et qui pourrait s'en plaindre ? - refusent de voir autre chose dans le premier conflit mondial qu'une «boucherie», qu'un «massacre inutile» perpétré par quelques généraux «assassins».
De tels réflexes marquent la différence essentielle entre l'histoire et la mémoire. L'Histoire cherche à comprendre ce qui a fait agir une communauté nationale à un moment donné, en fonction des représentations de soi et des autres que cette communauté vit à cet instant. L'historien de la Grande Guerre essaie donc de rendre intelligibles les comportements de 1914.
La mémoire, en revanche, est forcément contemporaine du moment où l'on parle. En d'autres termes, la mémoire de la Grande Guerre survalorise aujourd'hui des phénomènes minoritaires, voire exceptionnels, durant le conflit parce qu'ils flattent nos convictions actuelles. Ainsi en va-t-il des mutineries de 1917. Alors que la tendance actuelle est de faire des mutins des héros, l'historien sait qu'aux yeux de leurs contemporains, y compris à leurs propres yeux comme en attestent les archives, ils ont failli. Le vrai problème n'est pas que des mutineries aient eu lieu en 1917, mais bien qu'aucune mutinerie n'ait eu lieu avant cette date et pas seulement dans les armées françaises. Ce qui pose le problème fondamental du consentement à la guerre que nos contemporains se refusent de voir - parce que ce sentiment heurte nos convictions actuelles - alors qu'il fut largement dominant pendant la guerre.
En revanche, l'essentiel de nos représentations mentales actuelles provient de l'entre-deux-guerres marqué par un fort «Trend pacifiste». Les épreuves subies par la communauté nationale de 1914-1918 ont été tellement lourdes que l'on se refuse dorénavant à envisager une autre guerre, même marquée du sceau de la bonne cause. Les anciens combattants de 1914-1918 - des hommes encore jeunes alors - ont pesé d'un poids déterminant dans la France de 1919-1939. Certains ont évolué vers un pacifisme intégral leur faisant dire «plutôt Hitler que mort», même après la conférence de Munich. Certains comprirent après 1938 qu'il vaut la peine de mourir pour des idées quand celles-ci sont celles de la Liberté et de la Démocratie.
Donc, plutôt que de «devoir de mémoire», parlons de «devoir d'histoire», notre société ne s'en portera que mieux. L'oeuvre de Patrice Alexandre intègre bien ce devoir d'histoire. Les pertes consenties de la Grande Guerre ont été mesurées, au niveau national, seulement après le conflit. S'en est alors suivi un travail de deuil qui n'a pas cessé durant tout l'entre-deux-guerres. La nation a mesuré l'ampleur du bilan humain à travers les monuments aux morts, proportionnellement plus chargés dans les campagnes que dans les villes.
Ces monuments ne constituent pas seulement une mise à plat des souffrances de la nation. Ils sont autant de signes de la réintégration de certaines catégories sociales qui avaient du mal à se faire accepter comme partie intégrante de la nation en 1914 : les catholiques et les ouvriers par exemple. Les monuments aux morts sont également le symbole d'une acceptation de la guerre.
En 1922 ou 1923 quand la plupart d'entre eux est érigée, la tendance pacifiste ne l'a pas encore emporté et la majorité des monuments révèle une revendication de la guerre, même au prix d'une version doloriste. Comme durant la guerre, les manifestations pacifistes, notamment gravées dans la pierre des monuments, sont rarissimes.
Ce travail [de Patrice Alexandre] est donc précieux aux yeux de l'historien. À mi-chemin entre l'oeuvre de reconstruction et de reconstitution, il prend en considération les sensibilités de l'immédiat après-guerre où chacun croyait que les sacrifices endurés, dans un conflit qui fut le premier conflit d'extermination culturelle du XXe siècle - tant chacun des adversaires était convaincu que le barbare était l'autre - allaient porter leurs fruits et que plus aucune génération ne connaîtrait la guerre.
Il allait falloir attendre les lendemains des abominations de la Seconde Guerre mondiale, dont les racines sont bien souvent à rechercher dans la Grande Guerre, pour pouvoir entrevoir ce rêve des combattants de 1914-1918.
François Cochet
- cf. "Sculptures de mémoire. Études de dix monuments de 14-18", Patrice Alexandre
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liens
- le site mémoires de pierre en Pas-de-Calais, d'Yvon Pacheka
- un autre blog de recension des monuments de la guerre 1914-1918 : Queutchny
Queutchny s'intéresse à toutes les stèles qui ont été érigées après la boucherie de 1914-1918...
Il y a déjà, à la date du 02 février 2008, 1 209 photos de monuments différents sur le blog (et quelques centaines encore à publier !).
Merci à ceux qui m'aideront à augmenter ce nombre en me transmettant la photo du Monument aux Morts de leur ville : contact
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- le site de Jacky Barcat "Les monuments aux morts de France"
jeudi 31 janvier 2008
1 - Ain

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1 - AIN
Bonjour,
Le
monument aux morts de Gex existe toujours bien sûr, toutefois, la
magnifique statue du poilu fut cachée pendant la Deuxième Guerre
mondiale et malheureusement retrouvée par les Allemands. La statue a
été fondue par l'occupant pour la fabrication de canons et depuis ce
monument a perdu de sa superbe et a été modifié pour maintenant
refléter le souvenir des deux guerres mondiales ainsi que celle menée
en Indochine.
Bien cordialement.
Joëlle Lebrun, 21 mars 2008
liens
- inauguration du monument aux morts de Bellegarde, 9 juin 1923
- contact : apporter une information au sujet d'un monument
mercredi 30 janvier 2008
2 - Aisne

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2 - AISNE
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mardi 29 janvier 2008
3 - Allier

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3 - ALLIER

Bizeneuille aujourd'hui
(photo envoyée par Philippe Collinet)

Charroux aujourd'hui
(photo envoyée par Philippe Collinet)

Cosne d'Allier et Sauvagny aujourd'hui
(photo envoyée par Philippe Collinet)

Néris-les-Bains aujourd'hui (photo envoyée par Philippe Collinet)
- Merci à Philippe Collinet pour ses envois de belles photos
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lundi 28 janvier 2008
4 - Alpes-Haute-Provence

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4 - ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE
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dimanche 27 janvier 2008
5 - Hautes-Alpes

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5 - HAUTES-ALPES
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samedi 26 janvier 2008
6 - Alpes-Maritimes

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6 - ALPES-MARITIMES

Nice, architecte : Roger Seassal ; sculpteur Alfred Janniot
(sur Janniot)

Nice (carte ayant voyagée, 1929)

Nice, 1932
Nice (colorisée), cachet en date du 19 août 1939
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vendredi 25 janvier 2008
9 - Ariège
9 - ARIÈGE

Montferrier, 1er novembre 1921

Tarascon, inauguré le 11 novembre 1923
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mercredi 23 janvier 2008
11 - Aude
11 - AUDE
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